
Tour Magno Gardiano
Centre équestre d'équitation Camargue
Endémique de la région dont il porte le nom, le cheval Camargue est parfaitement adapté à son biotope.
Robuste et résistant, il est le compagnon idéal pour le travail dans les bious (les taureaux de Camargue) avec lesquels il partage son territoire. Les romains le mentionnent déjà et César lui même se dit séduit par ces chevaux gaulois malgré leur petite taille. En 339 on trouve la trace d'un certain Bassus qui possèderait plusieurs haras de chevaux Camargue dans la région d'Arles. C'est dire si le cheval Camargue accompagne les hommes depuis longtemps. Au fil du temps il sera tour à tour, cheval de travail, cheval de bât, de combat (notamment par Raymond Bérenger Compte de Provence au début du XIIème siècle).
Au début du XIIIème siècle on commence à l'associer à son double humain "le gardian". En 1512 la confrérie des gardians est fondée. Depuis, gardian et cheval Camargue sont indissociables.
La légende le dit sorti de l'écume des vagues sur la plage des Saintes Marie de la mer où il sauva un homme poursuivi par un taureau. « Je ne serai jamais ton esclave, mais ton ami.» Le pacte qui les lie est alors scellé.
Association des éleveurs de chevaux
de race Camargue
Antico counfrarié di gardian
de bouvino e roussatino
Morphologie
La robe est toujours grise, bai ou rouan à la naissance. Elle s'éclaircit avec l'âge et peut devenir truitée ou mouchetée.
La tête est bien attachée, généralement carrée. Les ganaches sont bien marquées. Le front est plat. Le chanfrein est rectiligne, la partie nasale souvent effacée. Les oreilles sont courtes, écartées, à base large. L'œil est à fleur de tête, du fait de l'arcade sourcilière peu saillante. La crinière est abondante, parfois double.
La poitrine est profonde. L'épaule est puissante et musclée, bien orientée. L'encolure, de longueur moyenne, est harmonieuse et bien sortie. Elle est bien dirigée dès sa base, bien attachée. Le garrot doit être marqué, sans exagération.
Les membres sont bien proportionnés, forts et de bonne nature. Le genou et le jarret sont larges, les articulations fortes, le cheval est bien jointé. Le pied est très sûr, solide, sa surface portante développée.
Le dos, de longueur moyenne, est toujours soutenu. Le rein est plutôt court, rectiligne et large. La croupe est remplie, légèrement inclinée. La cuisse est musclée et bien descendue. La queue est basse, les crins sont fournis.
La taille est comprise entre 1,35 m et 1,50 m au garrot, à l'âge adulte. Le poids peut varier de 350 à 500 kg à l'âge adulte.
Auteur : Association des éleveurs de chevaux de race Camargue (A.E.C.R.C.)
Berceau de la race
L'aire d'élevage du Camargue est contenue dans un triangle dont les sommets sont Montpellier à l'ouest, Tarascon au nord, et Fos à l'est en passant par Salon en Provence, zone qui englobe ainsi «l'Ile de Camargue», les basses terres du Gard et de l’Hérault, et une partie de la Crau.
Les chevaux sont élevés en «manades», en totale liberté et en plein air intégral. C'est un élevage extensif, avec la végétation pauvre des marais qui ne permet pas un gros effectif à l'hectare.